Samedi 15 janvier, Paris, Métro 9, 23h30.
Toi, pauvre petit banlieusard ou provincial qui a toujours rêvé de savoir en vrai ce qu'était la jeunesse dorée parisienne, dont les journaux nous rabattent les oreilles, bénit moi. Oui, bénit moi, car, fort de mon expérience toute fraîche, je m'en vais t'expliquer concrètement ce que c'est.
Déjà, la jeunesse dorée parisienne, tu la sens arriver avant de la voir. Quand les portes du métro s'ouvrent et que, d'un coup, la rame est envahie d'une odeur intenable de patchouli, tu peux être quasi-certain, sans même te retourner, que tu vas être confronté à un troupeau de putàfranges maquillées au Kärcher et gloussonnantes.
Quand en plus ca t'arrive un samedi soir tard, tu peux être positivement convaincu qu'elles s'en vont en boîte.
BINGO!
Me voilà donc encadré de Putàfrange n°1, n°2, n°3 et n°4, sans possibilité aucune de m'évader.
Dans ces cas-là, la sérénitude la plus totale est requise.
Ca tombe bien, je sors justement du Parc des princes, dans lequel j'ai été parqué pendant plus de 2h comme du bétail, à regarder mon équipe se faire battre mièvrement par le PeuSeuGeu et à me geler les noix. Et sur le chemin du retour, je viens d'apprendre que Duris allait se commettre au théâtre. Alleluia!
Toutes les conditions sont donc réunies pour qu'on assiste à un accident industriel de type Tchernobil. De quoi faire passer Bagdad et Sarajevo (à la belle époque!) pour des villages vacances réservés aux retraités de la fonction publique.
Et bien non.
Comme cela m'arrive parfois, je choisis alors de me plonger dans un océan de calme et de quiétude intérieure et j'en profite pour écouter d'une oreille distraite et observer ce merveilleux panel représentatif que la divine Providence a placé sur mon chemin à des fins d'étude sociologique, dont les résultats sont:
1. Quand la jeunesse dorée parisienne s'en va en boîte, afin de se préparer au mieux, elle voyage avec des petites bouteilles de cocktails alcoolisés. De visu cela donne, pour une bouteille de 50cl: 3cl de Passoa et 47cl de jus d'ananas. Ce qui permet à Putàfrange n°2 de s'exclamer "Rah, ca fait du bien de se retourner la tête!".
2. Quand la jeunesse dorée parisienne sort, elle n'hésite pas à montrer qu'elle a les moyens. Ainsi donc, on affiche généreusement ce qui coûte cher, c'est à dire en premier lieu, mesdames vous le savez mieux que moi, le maquillage. De visu toujours, ca nous donne une proportion d'environ 5% peau pour 95% fond de teint. Ce qui donne l'occasion à Putàfrange n°1 (ma préférée) de dire d'un air inquiet (note de l'auteur: pour donner la réplique qui suit, il conviendra d'adopter un ton exagéré, volontairement outrancier): "Ohlala, c'est juste pas possible! Dès qu'on arrive, il FAUT que je me remaquille!".
3. La jeunesse dorée parisienne de type masculin (à laquelle je n'ai pas été directement confronté, mais dont j'ai eu l'occasion d'entendre parler par mon troupeau) s'appelle de préférence William, Dylan ou Paul-Antoine.
4. Là où, de mon temps et dans ma campagne pourrie, on disait qu'on allait faire la fête ou qu'on allait en soirée, la jeunesse dorée parisienne, elle, parle d'organiser un "évènement". Et attention, si celui-ci est vraiment hyper top-de-la-mort-qui-tue-sa-grand-mère-la-chauve, on parle alors d' "event"! Dans le même ordre d'idée, on dira "next week" et non pas le trop populaire et sent-la-pisse "semaine prochaine".
5. La jeunesse dorée parisienne prend un malin plaisir à s'humilier entre elle. Bizarrement, dans le cas présent, ca tombe sur la plus normale et mignonne du lot (Putàfrange n°3).
-n°1: "Han, mais il est trop mignon ton gilet, tu l'as acheté où?
-n°3: Merci! Chez Pimkie.
-n°1: ... ?
-n°2: Nan mais tu sais bien qu'elle se débrouille pour être stylée pas cher!
-n°1: Ah...ouais, remarque, pas cher, c'est pas mal parfois."
6. La jeunesse dorée parisienne sort en boîte à moitié à poil. Et là, forcément, avant de descendre, c'est plus fort que moi, il faut que je participe!
-Nico (à Putàfrange n°1): "Vous ferez gaffe, z'avez un sein qu'a entamé sa salutation au soleil.
-n°1 (sans replacer le-dit mamelon): Oups! C'est parce qu'on va en boîte!
-Nico: Noooooon?! Vous allez en boîte! En tout cas, vous avez trouvé LA technique pour être sûre d'entrer!
-n°4: T'façon, on rentre tout le temps où on veut, quand on veut!
-Nico: Ah bah j'pense bien, ca m'a l'air infaillible votre méthode là!
-n°4 (regard de bulot atrophié): ...
-n°1: Vous voulez venir avec nous? On vous fait rentrer à l'oeil!
-Nico: Au sein plutôt!
-n°4 (même jeu que précédemment): ...
-Nico: Non, c'est vraiment dommage, j'suis attendu et la personne est plutôt jalouse!
-n°2 (avec l'air d'avoir trouvé le vaccin contre le SIDA): Ah vous êtes en couple, vous êtes pas seul!
-n°1 (regard mi aviné-mi vitreux-mi-molette-mi-aguicheur): Ca nous dérange pas, heiiiiiin!
-Nico: Non, j'suis pas en couple. Notez que j'aimerais bien, mais que voulez-vous, la vie est mal faite! Non, c'est mon lapin-nain, il aime pas quand je rentre trop tard. (à n°3): Bonne soirée et...bon courage!
-n°1: Hiiiiiii, il est drôle en plus!
Remercie moi ami-lecteur d'avoir (malgré moi) effectué cette plongée dans les tréfonds de la misère humaine à seul fin de t'édifier. Et je te prie de croire que, malheureusement, tout ce qui est relaté plus haut est rigoureusement authentique.
Bordel, qu'est-ce que j'ai foutu de mon Lexomil moi...
Nico.
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dimanche 16 janvier 2011
mercredi 24 novembre 2010
Mesdames, haïssez moi.
Je hais Romain Duris.
Je vomis Romain Duris.
Je l'exècre, je le conchie.
Bien.
Je suis calme, rassurez-vous, quoique peut-être un tantinet obsessionnel dès qu'il est question de ce monsieur.
C'est plus fort que moi, il suffit d'évoquer son nom en ma présence ou que je croise une affiche portant sa bobine pour que je devienne méchant.
J'entends déjà les demoiselles se récrier: "Mais enfin, Nicoooo! Il est tellement bien dans l'Auberge espagnole!" ou encore "Il faut a-bso-lu-ment que t'ailles voir l'Arnacoeur, ca va te réconcilier avec lui!".
Alors,
1) La seule chose qui aurait pu, éventuellement, me faire payer une place pour l'Arnacoeur, c'est François Damiens.
2) Duris et moi sommes irréconciliables pour la simple raison que ma haine envers lui est totalement irrationnelle, stupide et sans doute infondée.
3) Par conséquent, cette haine est naturellement inextricable.
4) Je n'ai, de toute façon, aucune envie de lui donner une chance de me séduire. Je ne verrais donc probablement jamais L'auberge espagnole, Les poupées russes, Paris, l'Arnacoeur, etc. Toute la filmo de ce type en fait.
Et vous savez quoi? Je le vis très bien.
Nico.
Je vomis Romain Duris.
Je l'exècre, je le conchie.
Bien.
Je suis calme, rassurez-vous, quoique peut-être un tantinet obsessionnel dès qu'il est question de ce monsieur.
C'est plus fort que moi, il suffit d'évoquer son nom en ma présence ou que je croise une affiche portant sa bobine pour que je devienne méchant.
J'entends déjà les demoiselles se récrier: "Mais enfin, Nicoooo! Il est tellement bien dans l'Auberge espagnole!" ou encore "Il faut a-bso-lu-ment que t'ailles voir l'Arnacoeur, ca va te réconcilier avec lui!".
Alors,
1) La seule chose qui aurait pu, éventuellement, me faire payer une place pour l'Arnacoeur, c'est François Damiens.
2) Duris et moi sommes irréconciliables pour la simple raison que ma haine envers lui est totalement irrationnelle, stupide et sans doute infondée.
3) Par conséquent, cette haine est naturellement inextricable.
4) Je n'ai, de toute façon, aucune envie de lui donner une chance de me séduire. Je ne verrais donc probablement jamais L'auberge espagnole, Les poupées russes, Paris, l'Arnacoeur, etc. Toute la filmo de ce type en fait.
Et vous savez quoi? Je le vis très bien.
Nico.
samedi 24 juillet 2010
Out of Bed.
Si le samedi t'es matinal,
Dans le week-end attends toi à avoir mal.
J'veux mon lit.
Nico
Dans le week-end attends toi à avoir mal.
J'veux mon lit.
Nico
vendredi 25 juin 2010
Perfect=Abject.
J'ai eu l'occasion hier d'assister à la mise en place du dispositif policier spécial "un abruti de voyageur a oublié son sac devant la gare, 'c'qu'on fait chef, on fait tout péter?".
Je passe sur les détails de l'opération (bouclage du périmètre, arrivée de bérets rouges tous plus beaux les uns que les autres, réunions au sommet entre gendarmes et gravures de mode sus-nommées...) pour parler directement de l'arrivée du maître-chien avec son bestiau de compèt', équipé de sa truffe hyper méga-sensible, que si y'a un truc qui va péter je te le sens comme qui rigole et je jappe joyeusement en attendant mon su-sucre.
Ce berger allemand était une bête superbe. Et ceux qui savent mon peu de goût pour les canidés se doutent que si j'ai été sensible à ça, c'est que vraiment, l'animal valait le détour! Très grand, musclé, l'air vif, élégant, il était fascinant à voir. D'autant qu'il était parfaitement dressé, répondant immédiatement à un simple geste de son maître et sachant parfaitement ce qu'il avait à faire.
Mais, puisqu'il doit toujours y avoir un mais, pendant tout le temps où je le voyais évoluer sous mes yeux, je n'ai pu me départir d'un sentiment étrange. Cet animal, réellement magnifique, était en même-temps...bizarre. Presque loufoque.
Et c'est lorsqu'une amie m'a dit "il est bizarre ce chien, il ne marche pas comme un chien. On dirait presque un cheval!" que j'ai compris ce qui me mettait mal-à-l'aise. Le chien était si bien dressé, si mécaniquement habitué à être l'objet de son maître qu'il en avait perdu tout naturel, jusque dans sa démarche. Il marchait effectivement de ce pas régulier et calculé qu'ont les chevaux de dressage.
Il était parfait! Et donc troublant, puisque dénaturé.
Surtout que j'aime pas, mais alors pas du tout, les chevaux.
Nico.
Je passe sur les détails de l'opération (bouclage du périmètre, arrivée de bérets rouges tous plus beaux les uns que les autres, réunions au sommet entre gendarmes et gravures de mode sus-nommées...) pour parler directement de l'arrivée du maître-chien avec son bestiau de compèt', équipé de sa truffe hyper méga-sensible, que si y'a un truc qui va péter je te le sens comme qui rigole et je jappe joyeusement en attendant mon su-sucre.
Ce berger allemand était une bête superbe. Et ceux qui savent mon peu de goût pour les canidés se doutent que si j'ai été sensible à ça, c'est que vraiment, l'animal valait le détour! Très grand, musclé, l'air vif, élégant, il était fascinant à voir. D'autant qu'il était parfaitement dressé, répondant immédiatement à un simple geste de son maître et sachant parfaitement ce qu'il avait à faire.
Mais, puisqu'il doit toujours y avoir un mais, pendant tout le temps où je le voyais évoluer sous mes yeux, je n'ai pu me départir d'un sentiment étrange. Cet animal, réellement magnifique, était en même-temps...bizarre. Presque loufoque.
Et c'est lorsqu'une amie m'a dit "il est bizarre ce chien, il ne marche pas comme un chien. On dirait presque un cheval!" que j'ai compris ce qui me mettait mal-à-l'aise. Le chien était si bien dressé, si mécaniquement habitué à être l'objet de son maître qu'il en avait perdu tout naturel, jusque dans sa démarche. Il marchait effectivement de ce pas régulier et calculé qu'ont les chevaux de dressage.
Il était parfait! Et donc troublant, puisque dénaturé.
Surtout que j'aime pas, mais alors pas du tout, les chevaux.
Nico.
dimanche 20 juin 2010
Y'a des signes qui trompent pas.
Je me lève de mauvais poil.
Je me bouffe les ongles à me raboter les phalanges.
J'erre le regard vide et le pas lourd de ma télé à mon ordi.
Je fume mes clopes en pantoufles.
Je ne communique plus que par grognements.
J'appelle mes potes ou mes soeurs pour des choses insignifiantes: ca m'occupe...30 secondes.
Je fais la sieste histoire de tuer le temps.
Je crève de ne rien faire et ne trouve rien d'intéressant à faire.
Et si jamais il y'a finalement quelquechose à faire, je n'ai pas la motivation nécessaire.
Pas de doutes, c'est les vacances.
Ouééééé...
Nico.
Je me bouffe les ongles à me raboter les phalanges.
J'erre le regard vide et le pas lourd de ma télé à mon ordi.
Je fume mes clopes en pantoufles.
Je ne communique plus que par grognements.
J'appelle mes potes ou mes soeurs pour des choses insignifiantes: ca m'occupe...30 secondes.
Je fais la sieste histoire de tuer le temps.
Je crève de ne rien faire et ne trouve rien d'intéressant à faire.
Et si jamais il y'a finalement quelquechose à faire, je n'ai pas la motivation nécessaire.
Pas de doutes, c'est les vacances.
Ouééééé...
Nico.
dimanche 7 mars 2010
Mots d'enfant.
Ceux qui lisent ce blog le savent, je suis un grand amoureux des brèves de comptoir. Dans le même genre quotidien et attrapé au vol, les petites phrases des bambins valent souvent le détour.
Ainsi, ce soir, alors que nous étions à table, ma petite soeur (appelons la Bécassine) de 9 ans s'est aspergée d'eau en tentant de boire son verre.
Et la gamine mi-étonnée, mi-blasée de dire: "Ah j'suis bête, j'ai oublié d'ouvrir la bouche."
J'adore.
Et ca me permet d'affirmer puisque cela a été brillament prouvé par l'expérimentation: Mesdames, Messieurs, amis lecteurs, il est physiquement impossible de boire un verre d'eau sans ouvrir la bouche!
Bécassine, la science et moi te remercions.
Nico.
Ainsi, ce soir, alors que nous étions à table, ma petite soeur (appelons la Bécassine) de 9 ans s'est aspergée d'eau en tentant de boire son verre.
Et la gamine mi-étonnée, mi-blasée de dire: "Ah j'suis bête, j'ai oublié d'ouvrir la bouche."
J'adore.
Et ca me permet d'affirmer puisque cela a été brillament prouvé par l'expérimentation: Mesdames, Messieurs, amis lecteurs, il est physiquement impossible de boire un verre d'eau sans ouvrir la bouche!
Bécassine, la science et moi te remercions.
Nico.
lundi 8 février 2010
Pensée(s) du jour.
Si en février il flotte, protège ta glotte!
ou encore,
Pluies de février, me cassent les pieds!
Nota: oui, je suis encore enrhumé!
Nico.
ou encore,
Pluies de février, me cassent les pieds!
Nota: oui, je suis encore enrhumé!
Nico.
vendredi 5 février 2010
Du plaisir.
On a tendance à mettre le mot "orgasme" à toutes les sauces.
Orgasme culinaire, orgasme intellectuel, orgasme visuel...
Pourquoi pas? Puisque l'orgasme (dans l'acceptation la plus courante du terme, c'est à dire sexuel) se rapporte au corps et aux sens, tout cela fonctionne bien et pour une fois, je ne râlerai pas ni ne fustigerai ce petit et facile raccourci de langage.
Cependant, il est un orgasme dont je crois n'avoir jamais entendu parler alors qu'il me paraît être le plus essentiel. Plus essentiel même que l'orgasme sexuel (entendons nous bien, celui-ci n'est même pas vital puisque des millions de femmes en détresse n'y goûteront (paraît-il) jamais).
Cet orgasme, je l'appellerai orgasme de communion. Ce n'est pas très joli, mais je ne trouve aucun terme pour le qualifier.
Je veux parler du fou rire.
Le vrai fou rire, celui qui fait mal, celui qui ne peut-être maitrisé, celui qui amène les larmes, celui qui se partage entre amis et peut se transmettre même à des personnes qu'on ne connaît pas.
Quel plus bel orgasme que celui-ci? Surtout, quel orgasme plus complet que ce moment qui ne peut-être vécu qu'en communauté et qui se communique le plus simplement du monde?
Je n'en vois pas.
Et pour le coup, je n'ai aucune honte à l'admettre et même, j'en suis ravi : je suis un homme fontaine.
Et vous?
Nico.
Orgasme culinaire, orgasme intellectuel, orgasme visuel...
Pourquoi pas? Puisque l'orgasme (dans l'acceptation la plus courante du terme, c'est à dire sexuel) se rapporte au corps et aux sens, tout cela fonctionne bien et pour une fois, je ne râlerai pas ni ne fustigerai ce petit et facile raccourci de langage.
Cependant, il est un orgasme dont je crois n'avoir jamais entendu parler alors qu'il me paraît être le plus essentiel. Plus essentiel même que l'orgasme sexuel (entendons nous bien, celui-ci n'est même pas vital puisque des millions de femmes en détresse n'y goûteront (paraît-il) jamais).
Cet orgasme, je l'appellerai orgasme de communion. Ce n'est pas très joli, mais je ne trouve aucun terme pour le qualifier.
Je veux parler du fou rire.
Le vrai fou rire, celui qui fait mal, celui qui ne peut-être maitrisé, celui qui amène les larmes, celui qui se partage entre amis et peut se transmettre même à des personnes qu'on ne connaît pas.
Quel plus bel orgasme que celui-ci? Surtout, quel orgasme plus complet que ce moment qui ne peut-être vécu qu'en communauté et qui se communique le plus simplement du monde?
Je n'en vois pas.
Et pour le coup, je n'ai aucune honte à l'admettre et même, j'en suis ravi : je suis un homme fontaine.
Et vous?
Nico.
mardi 13 janvier 2009
Quand ce qui paraît futile...devient utile.
Vous l’avez sans doute désormais remarqué, j’ai parfois des petits bonheurs tout simples, pour ne pas dire abrutis.
Aujourd’hui encore, on a pu me croiser en train de rire seul, niaisement, et j’imagine sans mal que si des personnes m’ont vu alors, elles ont dû craindre pour ma santé mentale.
Qu’elles se rassurent, je vais bien. Quoique je ne suis pas persuadé qu’elles seront rassurées une fois qu’elles connaîtront les raisons de mon hilarité…
Je lisais le quotidien gratuit 20 minutes (mardi 13 janvier 2009, n°1537), et je suis tombé sur deux infos que j’ai trouvé particulièrement jouissives. La première de par sa forme et la seconde, de par les faits relatés.
En page 2 du quotidien, un petit encart intitulé « Remplaçants » accompagne un article traitant d’une toute nouvelle formation proposée aux jeunes enseignants afin qu’ils gèrent mieux les classes difficiles. C’est cet encart qui a attiré mon attention.
Très brièvement, il est fait état de la difficulté d’enseigner lorsqu’on est titulaire en zone de remplacement (TZR) :
« C’est difficile de s’intégrer lorsqu’on ne vient qu’une fois par semaine », déplore Céline Chevillon, professeur d’EPS. « Mon proviseur ne connaît même pas mon nom ! », ajoute une autre TZR.
Ironie du sort, le journaliste n’a visiblement pas jugé lui non plus utile de s’enquérir de son nom…
Ensuite, à la page 4, à la rubrique « faits divers », on trouve un article intitulé Un braqueur se fait poignarder. Alors, déjà, si on ne peut plus braquer tranquillement sans risquer de se faire larder, où va-t-on ?
Mais surtout, la description de la scène par le journaliste m’a fait mourir de rire.
C’est en fait dans un restaurant japonais du 5e arrondissement qu’a eu lieu le cambriolage à l’issue duquel, les « malfaiteurs se sont fait remettre la caisse avant d’être poursuivis par les employés, dont l’un s’est vraisemblablement muni d’un couteau de cuisine. ».
Je sais bien qu’il y a eu mort d’homme et que cela devrait suffire à m’interdire de m’esclaffer, mais c’est plus fort que moi, imaginer deux braqueurs pourchassés par une horde de cuistots japs’, je trouve ça particulièrement burlesque.
Moralité, même si le job n’est pas facile, de nos jours, vaut mieux être TZR que voleur de restos japonais.
Et ce genre d’info utile, c’est pas le pôle-emploi qui vous les filera.
Nico.
Aujourd’hui encore, on a pu me croiser en train de rire seul, niaisement, et j’imagine sans mal que si des personnes m’ont vu alors, elles ont dû craindre pour ma santé mentale.
Qu’elles se rassurent, je vais bien. Quoique je ne suis pas persuadé qu’elles seront rassurées une fois qu’elles connaîtront les raisons de mon hilarité…
Je lisais le quotidien gratuit 20 minutes (mardi 13 janvier 2009, n°1537), et je suis tombé sur deux infos que j’ai trouvé particulièrement jouissives. La première de par sa forme et la seconde, de par les faits relatés.
En page 2 du quotidien, un petit encart intitulé « Remplaçants » accompagne un article traitant d’une toute nouvelle formation proposée aux jeunes enseignants afin qu’ils gèrent mieux les classes difficiles. C’est cet encart qui a attiré mon attention.
Très brièvement, il est fait état de la difficulté d’enseigner lorsqu’on est titulaire en zone de remplacement (TZR) :
« C’est difficile de s’intégrer lorsqu’on ne vient qu’une fois par semaine », déplore Céline Chevillon, professeur d’EPS. « Mon proviseur ne connaît même pas mon nom ! », ajoute une autre TZR.
Ironie du sort, le journaliste n’a visiblement pas jugé lui non plus utile de s’enquérir de son nom…
Ensuite, à la page 4, à la rubrique « faits divers », on trouve un article intitulé Un braqueur se fait poignarder. Alors, déjà, si on ne peut plus braquer tranquillement sans risquer de se faire larder, où va-t-on ?
Mais surtout, la description de la scène par le journaliste m’a fait mourir de rire.
C’est en fait dans un restaurant japonais du 5e arrondissement qu’a eu lieu le cambriolage à l’issue duquel, les « malfaiteurs se sont fait remettre la caisse avant d’être poursuivis par les employés, dont l’un s’est vraisemblablement muni d’un couteau de cuisine. ».
Je sais bien qu’il y a eu mort d’homme et que cela devrait suffire à m’interdire de m’esclaffer, mais c’est plus fort que moi, imaginer deux braqueurs pourchassés par une horde de cuistots japs’, je trouve ça particulièrement burlesque.
Moralité, même si le job n’est pas facile, de nos jours, vaut mieux être TZR que voleur de restos japonais.
Et ce genre d’info utile, c’est pas le pôle-emploi qui vous les filera.
Nico.
jeudi 18 décembre 2008
Priez pour nous pauvres clébards
On pourra m'objecter tout ce qu'on voudra, je suis de ceux qui pensent que la brève de comptoir fait parti des genres littéraires majeurs.
Imaginez donc quel plaisir j'ai pu avoir aujourd'hui à en vivre une, en direct!
J'étais tranquilement attablé en galante compagnie (3 cafés, un demi, Yann, un Martini rouge et un capuccino), lorsqu'une merveille de conversation s'est engagée entre un client-que nous appellerons "pilier de bar"-et la serveuse-la petite cinquantaine, trogne et gouaille typique des personnes de sa profession-.
Le pilier de bar: "Les animaux, c'est interdit dans une église. J'le sais, l'aut' jour, j'ai amené mon chien, ca a fait un bazard!..."
La serveuse: "Bah attendez, évidemment!"
-"Ouai, remarquez, c'est vrai qu'un chien, ca n'a pas de religion, ca doit être pour ça qu'ils n'ont pas le droit d'entrer dans une église..."
-"Quoiqu'à une époque, y'en a qui rentraient même avec leurs chevaux alors..."
Je sais pas vous, mais moi, des p'tits instantanés de vie comme ça, ça me met en joie.
Nico.
Imaginez donc quel plaisir j'ai pu avoir aujourd'hui à en vivre une, en direct!
J'étais tranquilement attablé en galante compagnie (3 cafés, un demi, Yann, un Martini rouge et un capuccino), lorsqu'une merveille de conversation s'est engagée entre un client-que nous appellerons "pilier de bar"-et la serveuse-la petite cinquantaine, trogne et gouaille typique des personnes de sa profession-.
Le pilier de bar: "Les animaux, c'est interdit dans une église. J'le sais, l'aut' jour, j'ai amené mon chien, ca a fait un bazard!..."
La serveuse: "Bah attendez, évidemment!"
-"Ouai, remarquez, c'est vrai qu'un chien, ca n'a pas de religion, ca doit être pour ça qu'ils n'ont pas le droit d'entrer dans une église..."
-"Quoiqu'à une époque, y'en a qui rentraient même avec leurs chevaux alors..."
Je sais pas vous, mais moi, des p'tits instantanés de vie comme ça, ça me met en joie.
Nico.
samedi 22 mars 2008
J'ai testé pour vous.
Nous avons pour habitude, un ami et moi, de visionner régulièrement des DVD arrosés d'une petite bouteille de pinard, généralement choisi au hasard (et là, je sens déjà frémir tous les amoureux de bons vins).
Je dois dire qu'hier soir, nous avons atteint un sommet. Ou un gouffre, c'est selon.
Il vous faut savoir que nous ne sommes pas, loin s'en faut, de distingués oenologues. Aussi, cela ne nous dérange pas de nous vautrer dans le canapé pour faire une soirée Beaujolais nouveau.
Le Beaujolais nouveau, c'est basique. Du bon gros rouge qui tâche qu'un mec plus futé que les autres a réussi à faire passer pour un pilier fondamental de la tradition gastronomique française. La bonne blague...
Mais bon, à l'occasion, en passant comme ça, ça se boit.
Alors, à la première gorgée qui rape la gorge, on se dit que non décidément, c'est pas notre truc le Beaujolais nouveau. Et puis, quant au fil du verre, l'âcreté persiste, on se pose des questions, et on fini par (enfin) vérifier l'étiquette de la boutanche.
Mesdames et Messieurs, c'est ainsi que je peux vous annoncer aujourd'hui que je suis une des rares personnes à avoir bu une bouteille entière (parce que faut pas déconner, on termine toujours une bouteille qu'on a commencé!) de Beaujolais nouveau vieille de...3 ans! Oui oui, notre admirable piquette datait de 2005...
Du grand art vous dis-je. En tout les cas, cela me permet de vous filer un bon tuyau: si un jour, vos toilettes sont bouchées et que vous n'avez plus d'anti-calcaire, un Beaujolais nouveau 2005 fera très bien l'affaire.
Mais surtout, estomacs fragiles s'abstenir. Parce que j'en connais un qui, à l'heure actuelle, est en train de décorer sa faïence...
Nico.
Je dois dire qu'hier soir, nous avons atteint un sommet. Ou un gouffre, c'est selon.
Il vous faut savoir que nous ne sommes pas, loin s'en faut, de distingués oenologues. Aussi, cela ne nous dérange pas de nous vautrer dans le canapé pour faire une soirée Beaujolais nouveau.
Le Beaujolais nouveau, c'est basique. Du bon gros rouge qui tâche qu'un mec plus futé que les autres a réussi à faire passer pour un pilier fondamental de la tradition gastronomique française. La bonne blague...
Mais bon, à l'occasion, en passant comme ça, ça se boit.
Alors, à la première gorgée qui rape la gorge, on se dit que non décidément, c'est pas notre truc le Beaujolais nouveau. Et puis, quant au fil du verre, l'âcreté persiste, on se pose des questions, et on fini par (enfin) vérifier l'étiquette de la boutanche.
Mesdames et Messieurs, c'est ainsi que je peux vous annoncer aujourd'hui que je suis une des rares personnes à avoir bu une bouteille entière (parce que faut pas déconner, on termine toujours une bouteille qu'on a commencé!) de Beaujolais nouveau vieille de...3 ans! Oui oui, notre admirable piquette datait de 2005...
Du grand art vous dis-je. En tout les cas, cela me permet de vous filer un bon tuyau: si un jour, vos toilettes sont bouchées et que vous n'avez plus d'anti-calcaire, un Beaujolais nouveau 2005 fera très bien l'affaire.
Mais surtout, estomacs fragiles s'abstenir. Parce que j'en connais un qui, à l'heure actuelle, est en train de décorer sa faïence...
Nico.
mercredi 19 mars 2008
Une discussion au(x) poil(s).
Dernièrement à la fac, nous avons engagé avec quelques potes un débat enflammé. Les municipales? L'éventuel boycott des JO de Pékin? Nenni! Il s'agissait en fait d'un sujet qui nous concerne tous et divise beaucoup: les poils, on aime ou on n'aime pas? Oui, il y'a des jours où nous autres étudiants savons aussi nous concentrer sur l'essentiel...
En fait, il s'agissait de discuter plus particulièrement de la pilosité des hommes. Ou plutôt devrais-je dire des "mecs" tant cet attribut semble devoir marquer l'appartenance à une caste fière et consciente de sa supériorité. Le poil, c'est la bête, la virilité et donc la sécurité offerte aux jeunes demoiselles prêtent à se réfugier dans de grands bras musclés et forcément poilus.
Eh bien il semblerait que les temps changent! La gente féminine parait rejeter massivement le poil. Le mythe du bellâtre macho et poilu a vécu et ce qui plaît désormais, c'est le glabre, l'imberbe, l'épiderme vierge de toute toison.
Si le fameux "chemin du bonheur" qui domine le nombril garde la cote, le poil aux fesses et surtout aux épaules agit comme un répulsif. Et même le torse velu qui faisait la fierté du moindre Italien au bord de la plage il y'a encore dix ans est aujourd'hui sujet à discussion. Qu'il est loin le bon temps où l'imberbe était l'objet de légitimes railleries!
Car qu'obtient t'on avec cette nouvelle génération de bonhommes qui se rasent et s'épilent encore plus que leurs nanas? Un tas de fiottes qui boivent des cocktails de fruits, font du roller, mangent végétarien et écoutent Carla Bruni. En un mot, des métrosexuels. Mais, ce que femme veut...
Pour ma part, et si j'admet faire la chasse aux trois brins qui ridiculisent mes épaules, j'avoue (presque honteusement) être attaché à mes poils à moi que j'ai. On espère tellement, quand on est ado, voir apparaître les manifestations de notre passage à l'âge adulte que je ne vois pas pourquoi je devrais les sacrifier aujourd'hui sur l'autel de la fashionitude!
Et de toute façon, moi, en ce moment, je suis beaucoup plus métro que sexuel...
Nico.
En fait, il s'agissait de discuter plus particulièrement de la pilosité des hommes. Ou plutôt devrais-je dire des "mecs" tant cet attribut semble devoir marquer l'appartenance à une caste fière et consciente de sa supériorité. Le poil, c'est la bête, la virilité et donc la sécurité offerte aux jeunes demoiselles prêtent à se réfugier dans de grands bras musclés et forcément poilus.
Eh bien il semblerait que les temps changent! La gente féminine parait rejeter massivement le poil. Le mythe du bellâtre macho et poilu a vécu et ce qui plaît désormais, c'est le glabre, l'imberbe, l'épiderme vierge de toute toison.
Si le fameux "chemin du bonheur" qui domine le nombril garde la cote, le poil aux fesses et surtout aux épaules agit comme un répulsif. Et même le torse velu qui faisait la fierté du moindre Italien au bord de la plage il y'a encore dix ans est aujourd'hui sujet à discussion. Qu'il est loin le bon temps où l'imberbe était l'objet de légitimes railleries!
Car qu'obtient t'on avec cette nouvelle génération de bonhommes qui se rasent et s'épilent encore plus que leurs nanas? Un tas de fiottes qui boivent des cocktails de fruits, font du roller, mangent végétarien et écoutent Carla Bruni. En un mot, des métrosexuels. Mais, ce que femme veut...
Pour ma part, et si j'admet faire la chasse aux trois brins qui ridiculisent mes épaules, j'avoue (presque honteusement) être attaché à mes poils à moi que j'ai. On espère tellement, quand on est ado, voir apparaître les manifestations de notre passage à l'âge adulte que je ne vois pas pourquoi je devrais les sacrifier aujourd'hui sur l'autel de la fashionitude!
Et de toute façon, moi, en ce moment, je suis beaucoup plus métro que sexuel...
Nico.
dimanche 9 décembre 2007
Donne moi du rêve, donne moi Pontault-Combault.
Avez-vous déjà eu l'opportunité de réaliser un vieux rêve de gosse que vous aviez complètement oublié avant qu'il ne vous revienne en mémoire? Vous savez, ce genre de choses qui vous semblent lointaines, irréalisables quand vous êtes gamin (avoir son bac, lire en silence, conduire avec les genoux...) et qui deviennent si insignifiantes quand vous grandissez qu'elles vous sortent totalement de l'esprit.
Je devais me rendre le week-end dernier dans le 77. Au moment de me renseigner quant à la station de RER à laquelle je devais descendre, lorsque la petite voix au bout du téléphone m'a répondu "Emerainville/Pontault-Combault", j'ai eu un flash. Je me suis retrouvé 15 ans en arrière.
Il me faut vous dire que, jeune provincial, quand j'entendais à la radio ou à la télé "Pontault-Combault", ca me semblait être le bout du monde, le comble de l'exotisme. On m'aurait dit "Viens, on va à Pontault-Combault" que j'aurais été le plus heureux des gniards.
C'qu'on est con quand on est gosse.
Et me voilà, en ce samedi soir de décembre 2007, tout heureux de me retrouver devant le café de la gare de cette charmante bourgade. Et je ne vous raconte même pas dans quel état je me suis trouvé quand on m'a amené au Carrefour(c) de Pontault-Combault. Dans la bagnole à ce moment là, y'avait un gosse de 5 ans dans le corps d'un p'tit mec de 20 piges.
Ouep, raconté comme ça, ça paraît au mieux insignifiant, au pire carrément stupide.
Mais cette intrusion de la petite enfance dans le présent, je vous la souhaite tant elle est agréable à vivre. Quelquepart, c'est retrouver un trésor qu'on avait perdu depuis quelques bonnes paires d'année. Un peu d'insousiance et de légèreté...
Pour ma part, je me le suis promis: un jour, j'irai au Saint-Macloud(c) de Pontault-Combault. Parce que ça, si c'est pas le comble du dépaysement...
Nico.
Je devais me rendre le week-end dernier dans le 77. Au moment de me renseigner quant à la station de RER à laquelle je devais descendre, lorsque la petite voix au bout du téléphone m'a répondu "Emerainville/Pontault-Combault", j'ai eu un flash. Je me suis retrouvé 15 ans en arrière.
Il me faut vous dire que, jeune provincial, quand j'entendais à la radio ou à la télé "Pontault-Combault", ca me semblait être le bout du monde, le comble de l'exotisme. On m'aurait dit "Viens, on va à Pontault-Combault" que j'aurais été le plus heureux des gniards.
C'qu'on est con quand on est gosse.
Et me voilà, en ce samedi soir de décembre 2007, tout heureux de me retrouver devant le café de la gare de cette charmante bourgade. Et je ne vous raconte même pas dans quel état je me suis trouvé quand on m'a amené au Carrefour(c) de Pontault-Combault. Dans la bagnole à ce moment là, y'avait un gosse de 5 ans dans le corps d'un p'tit mec de 20 piges.
Ouep, raconté comme ça, ça paraît au mieux insignifiant, au pire carrément stupide.
Mais cette intrusion de la petite enfance dans le présent, je vous la souhaite tant elle est agréable à vivre. Quelquepart, c'est retrouver un trésor qu'on avait perdu depuis quelques bonnes paires d'année. Un peu d'insousiance et de légèreté...
Pour ma part, je me le suis promis: un jour, j'irai au Saint-Macloud(c) de Pontault-Combault. Parce que ça, si c'est pas le comble du dépaysement...
Nico.
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