lundi 8 février 2010

Pensée(s) du jour.

Si en février il flotte, protège ta glotte!

ou encore,

Pluies de février, me cassent les pieds!


Nota: oui, je suis encore enrhumé!

Nico.

vendredi 5 février 2010

Du plaisir.

On a tendance à mettre le mot "orgasme" à toutes les sauces.
Orgasme culinaire, orgasme intellectuel, orgasme visuel...

Pourquoi pas? Puisque l'orgasme (dans l'acceptation la plus courante du terme, c'est à dire sexuel) se rapporte au corps et aux sens, tout cela fonctionne bien et pour une fois, je ne râlerai pas ni ne fustigerai ce petit et facile raccourci de langage.

Cependant, il est un orgasme dont je crois n'avoir jamais entendu parler alors qu'il me paraît être le plus essentiel. Plus essentiel même que l'orgasme sexuel (entendons nous bien, celui-ci n'est même pas vital puisque des millions de femmes en détresse n'y goûteront (paraît-il) jamais).

Cet orgasme, je l'appellerai orgasme de communion. Ce n'est pas très joli, mais je ne trouve aucun terme pour le qualifier.

Je veux parler du fou rire.
Le vrai fou rire, celui qui fait mal, celui qui ne peut-être maitrisé, celui qui amène les larmes, celui qui se partage entre amis et peut se transmettre même à des personnes qu'on ne connaît pas.

Quel plus bel orgasme que celui-ci? Surtout, quel orgasme plus complet que ce moment qui ne peut-être vécu qu'en communauté et qui se communique le plus simplement du monde?
Je n'en vois pas.

Et pour le coup, je n'ai aucune honte à l'admettre et même, j'en suis ravi : je suis un homme fontaine.
Et vous?

Nico.

dimanche 31 janvier 2010

Pardon.

Je suis amoureux, mais pardon papa,
C'est un homme.
Je suis amoureux, mais pardon maman,
Il est vieux.

Je suis amoureux, mais pardon ma médiocrité,
C'est un génie.
Je suis amoureux, mais pardon ma fierté,
Il est Belge.

Je suis amoureux, mais pardon la morosité ambiante,
C'est un saltimbanque.
Je suis amoureux, mais pardon mon Dieu,
Il est éternel.

Je suis amoureux.
C'est Jacques Brel.

Nico.

jeudi 21 mai 2009

France-Angleterre, le choc.

Quand il s'agit d'énumérer les nombreuses différences entre la perfide Albion et notre bô pays, il n'y a aucune difficulté à établir une liste conséquente de vérités historiques et/ou culturelles et de clichés.

Ils sont Saxons, nous sommes Latins. Nous sommes continentaux, ils sont îliens. Ils roulent à gauche, nous mangeons des grenouilles. Nous jouons à la pétanque, ils pratiquent le cricket. Ils clament "God save the Queen", nous pensons "gode help the gouine". Enfin bref, nous sommes irréconciliables, d'autant qu'ils sont tous roux, pâles comme des culs et qu'ils carburent à la grosse bière qui tâche. Mon Dieu qu'ils sont laids, je les hais.


Il existe pourtant une différence culturelle fondamentale entre nos deux pays qui n'est que très rarement mise en avant.
Chez eux, la Comédie Musicale (comprenez en tant que genre musical) est une institution quand chez nous, Presgurvic et Kamel Ouali font loi. C'est dire l'abîme qui nous sépare...

Ainsi, je n'ai même pas été étonné de découvrir récemment que, pour clôturer l'Euro 96 de football qu'ils organisaient, les Anglais ont confié le soin à 300 choristes de chanter une chanson extraite du spectacle "Les Miserables" (oui, encore et toujours), devant 80000 personnes dans l'enceinte de l'ancien Wembley.





Pour rappel, lors dela Coupe du Monde 98 en France, le micro avait été confié à Axelle Red et Youssou n'Dour pour interpréter le mémorable "La cours des grands"...

Pfff, que ne suis-je pas né Anglais? Je crois que j'aurais même été prêt à être rouquin...

Nico.

dimanche 3 mai 2009

Jouir de l'inutile.

Je viens d'arriver sur cette page par hasard, grâce à la magie d'internet et de deux-trois clics compulsifs.

Et là, ca m'est revenu: "Ah oui, tiens, j'ai un blog."
J'avais complètement oublié. Ca doit être parce que je n'avais rien à exorciser par l'écrit.

Mais du coup, comment célébrer en fanfare nos retrouvailles? Qu'écrire pour fêter ce retour en mon fief?

Ben...rien.


Ceci est donc un post dont le seul but est de dire que je ne veux pas en faire un. Epicétou!

Rah, ce que c'est bon de se payer un p'tit caprice d'auteur de temps à autre!

Nico.

mercredi 25 mars 2009

Juste en passant.



Une info qui n'est pas toute fraîche mais qui me tient à coeur: le tome 5 de la BD Le retour à la terre par Larcenet et Ferri est paru récemment.

Pour ceux qui ne connaissent pas les aventures de ce natif de Juvisy parti s'installer en pleine cambrousse avec femme puis enfant, je ne peux vous dire qu'une chose: FONCEZ! C'est trop d'la balouze, comme dirait le héros.

Nico.

mardi 3 mars 2009

Y’a pas de justice.

J’ai visionné il y’a 2-3 jours sur internet l’ouverture de la cérémonie des Oscars 2009. Le présentateur cette année était l’acteur australien Hugh Jackman, bien connu pour son rôle de Wolverine dans la trilogie X-Men et récemment à l’affiche aux côtés de Nicole Kidman dans Australia.

Souvent décrit comme le successeur de Clint Eastwood, ce type ajoute à sa belle gueule de dur à cuire un physique de premier plan et un charisme incroyable. Jusque-là, tout va bien, même si déjà, c’est pas forcément facile à admettre pour un jeune mâle naturellement porté sur la jalousie comme moi.

Mais ce soir-là, il s’est en plus livré à un numéro exceptionnel. Il a pris le parti de présenter en chansons tous les films en compétition, sous forme de comédie musicale. La performance dure une petite dizaine de minutes et allie les surprenantes qualités de chanteur et danseur ( !) de Jackman à une mise en scène et des chorégraphies réglées au poil de cul.

Epoustouflant.

On dira ce qu’on veut, mais voir un type allier autant de qualités et de dons, c’est énervant parce qu’éblouissant. Mais jugez plutôt.



D’autant qu’il remet ca au milieu de la cérémonie au cours d'un numéro hommage à tous les célèbres « Musicals » de Broadway dans un duo avec…Beyoncé face à qui il tient très largement la comparaison en terme de chant et de présence scénique.



N’empêche que devant la démonstration de tant de talents, de tant de classe, arrive un moment où on en vient à espérer que ce bonhomme soit affecté d’une tare quelconque histoire de rééquilibrer un peu la balance. Je ne sais pas mais, s’il pouvait être affligé d’hémorroïdes ou de fortes sudations, ça me serait d’un réconfort certain…

Rageux moi ? Oui, sans aucun doute !

D’autant plus quand je vois ce que sont capables de réaliser ces Américains qu’on se plaît à critiquer mais qui restent tout de même des champions dès qu’il s’agit de mettre en scène et de placer au premier plan un genre tellement malmené en France et qui m’est particulièrement cher : la comédie musicale.

M’en fous, un jour je serai Hugh Jackman. Sans les hémorroïdes.

Nico.

jeudi 26 février 2009

P'tit slam.

Puisque ca marche bien en ce moment, que les cabarets-slam se multiplient et que Grands Corps Malade fait désormais parti des artistes reconnus par chez nous, j'extrais de mes archives un texte très court que je dédie à tous les mecs en mal d'amour et qui, face à une rupture, se sentent obligés de faire étalage de leur testostérone pour ne pas perdre la face.

Nico, l'espace d'un instant se lance dans le slam. On dira que son éphémère nom de scène sera P'tit Corps Sain et il cassdédie ce texte à une tite demoiselle qui lui est particulièrement chère et à qui il doit son inspiration sur ce coup-là.
(P'tain, comment ca déchire trop sa maman de parler de soi à la troisième personne!)

Puisque ce soir tu me quittes
Et même si c’est pas le top
Je suis venu te dire « Reviens salope ! »
Ou je me coupe la bite.

C'est classe, frais, primesautier et printanier. Si si gros.

Nico.

mercredi 25 février 2009

Dans mes cartons 2...

Suite de ma plongée dans mes archives poussiéreuses. Le texte qui suit se rapporte à une aimable rencontre sur des escalators à la Gare du Nord, un jour de fortes pluies rendant les sols très glissants. Allez savoir pourquoi, j'ai pris un très grand plaisir à l'écrire...

Maquillée à la truelle
Fardée comme une mère maquerelle
Elle est pressée et te le fait savoir
C’est pas un p’tit con qui la mettra en r’tard
Attaché case en main, montée sur des échasses
« Je suis une executive-women moi, je passe ! »
« Ben oui ma bonne dame mais le sol est trempé
T’énerve donc pas comme ça
T’façon ton train tu l’as raté »
Mais évidemment elle n’écoute pas
Et ca ne devait pas louper,
Talons-aiguilles sur pavés détrempés
Ca nous donne forcément…
Un superbe vol-plané !

(Gare du Nord, 28/09/2007)

Nico.

Dans mes cartons...

J’ai exhumé tout récemment de mon bordel différents petits trucs que j’ai écrit il y’a quelques temps déjà. C’est sans prétention et sans grand génie mais à l’époque je m’amusais à mettre en vers des moments banals de mes journées. Et après tout, je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que c’est pas forcément extraordinaire, je me priverais de balancer ça sur mon blog à moi que j’ai. D'autant que ça me permet de relancer un peu la machine qui s'est légèrement grippée ces derniers temps. Et les ceuses qui sont pas contents, z’ont qu’à se faire un blog à eux. Na !

Ici, ça concerne le trajet à pied qui me menait le matin de la station de métro Palais-Royal/Musée du Louvre à la bibliothèque des langues orientales où je bossais alors.

Du Louvre au quai Voltaire
Un pont comme trait d’union
Du quai Mitterrand à l’appart’ de Chirac
La seine comme Rubicon.

Le soleil se lève sur l’île de la Cité
Ca y’est la journée est lancée
Les tours de Notre-Dame se détachent dans le ciel
Et la seine en contrebas prend des teintes de miel.

A ta droite la dame de fer semble somnoler
Dans son lit de nuages, la pollution pour oreiller
Un peu plus loin encore si tu fais attention
Le Grand-Palais fait son apparition.

Du Louvre au quai Voltaire
Un pont traversé à grandes enjambées
La clope au bec pour débuter la journée
Paris est à tes pieds.


(Train Mantes la jolie – Saint Lazare, 02/11/2007)

Nico.